La grève des médecins internes à l’Hôpital Universitaire La Paix se poursuit ce vendredi, alors qu’aucune solution concrète n’a encore été apportée à leurs revendications. Les protestataires dénoncent le non-paiement de neuf mois d’arriérés liés à leurs stages hospitaliers et affirment rester mobilisés jusqu’à l’obtention d’une réponse claire des autorités compétentes.
Depuis plusieurs jours, les activités médicales au sein de l’établissement sont fortement perturbées. Les médecins internes, qui jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement quotidien de l’hôpital, ont décidé de suspendre leurs services pour dénoncer ce qu’ils qualifient de situation inacceptable.
Selon plusieurs sources proches du mouvement, les internes réclament avant tout le respect de leurs droits et le paiement immédiat des indemnités de stage qui leur sont dues. Ces jeunes professionnels de la santé affirment que ce retard prolongé met en difficulté leur situation financière et compromet leurs conditions de formation.
Les protestataires expliquent que malgré plusieurs démarches entreprises auprès des autorités sanitaires et administratives, aucune mesure concrète n’a été prise jusqu’à présent pour résoudre le problème. Face à ce silence, ils ont choisi de maintenir la pression à travers cette grève.
Dans un contexte déjà marqué par de nombreuses difficultés dans le système de santé haïtien, cette situation risque d’avoir des répercussions importantes sur la prise en charge des patients. L’Hôpital Universitaire La Paix est en effet l’un des centres hospitaliers les plus fréquentés de la région métropolitaine de Port-au-Prince.
Plusieurs patients et membres de leurs familles ont exprimé leur inquiétude face au ralentissement des services. Certains redoutent que la prolongation du mouvement de grève n’aggrave davantage l’accès aux soins, déjà fragile dans le pays.
De leur côté, les médecins internes affirment que leur mobilisation n’a pas pour objectif de pénaliser la population, mais plutôt d’attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de travail et de formation. Ils estiment qu’une résolution rapide de la crise permettrait de rétablir le fonctionnement normal de l’hôpital.
Pour l’instant, aucune annonce officielle n’a été faite par le ministère de la Santé publique concernant le règlement des arriérés réclamés. Les internes indiquent qu’ils resteront en grève jusqu’à ce que des engagements concrets soient pris.
Cette situation met une nouvelle fois en lumière les défis structurels auxquels fait face le secteur hospitalier en Haïti, notamment en matière de gestion des ressources humaines et de financement des services de santé.
En attendant une issue à cette crise, patients et personnels médicaux espèrent qu’un dialogue rapide entre les autorités et les médecins internes permettra de trouver une solution durable.

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